vendredi 27 mai 2016

De Saturne appelé Zohal ou Kayvân à travers les mysticismes de la Poésie persane

De Saturne appelé Zohal ou Kayvân à travers les mysticismes de la Poésie persane 


Génie de Saturne

L'une des dimensions le plus singulière de l'astrologie persane, préside dans la pédagogie de la poésie persane. Née il y à plus d'un millénaire, la poésie persane est l'expression la plus brillante et la plus riche du génie iranien. 
Après l'invasion islamique, les érudits, les médecins, les astrologues et les alchimistes persans, utilisèrent la poésie pour transmettre la quintessence de leurs arts.     

Extrait de Z Safâ de la faculté de Téhéran, Anthologie de la poésie persane : 

"L'Iran, vaincu au VIIe siècle par les conquérants arabes, trouve bientôt dans la poésie le moyen d'expression le plus approprié à son génie. Née il y a plus de mille ans, dans le Khorassan, province orientale de l'Iran, la poésie persane s'est développée sans interruption jusqu'à nos jours et, dès le XIe siècle, elle à étandu son influence hors du plateau iranien : aux Indes, jusqu'aux confins de la Chine, d'une part, en Asie Mineure d'autre part"

Ainsi tout érudit qui atteignait le sommet de son art, exposait par quatrains, prose , lyrique ou épique la quintessence de son art. Ses érudits étaient souvent des savants polyvalent, à la fois astrologues, alchimistes, médecins et philosophes. Ainsi à travers un millénaire de poésie, les valeurs les plus éthiques, philosophiques et transcendantales de l'Astromancie persanes se sont incarnés dans des grimoires illustrés de miniatures mystiques et des corpus de poésies d'Omar Khayyâm et de Nizâmi.

             

La représentation de ci-dessus provient du fameux grimoire d'astrologie et de magie intitulé  Ajâ'ib al-makhlūqāt (littéralement ; les merveilles des choses créées et les curiosités des choses existantes) rédigé vers le XIème siècle. 

Saturne est représenté comme un sage de peaux noire et de barbe blanche, ayant 7 mains (sept est le chiffre sacré de Saturne en tant que septième planète, c'est aussi Sabbatai et le septième jours, c'est la matière "les quatre éléments" qui englobe l'Esprit "la trinité". On vénère la divinité les samedis, on lui offre des libations, de l'encens et une chandelier à sept branches) qui tiennent chacune l'une des arme-attribues de la divinité. 

Le dieu tient une pioche à la main gauche et creuse dans le flan d'une roche ; c'est allusion à Saturne qui régit les minéraux et la matière dense. Ce qui suggère aussi qu'avec la patience et la persévérance saturnienne on peut même venir à bout d'une montagne ! 

Parmi ses attributs, il y a également une couronne, elle signifie que c'est lui qui décide qui est digne, et mérite d'être roi (Saturne en maison X, XI ou XII). 

Le dieu tient également un tamis (crible),  ça signifie qu'à travers les épreuves saturniennes, le bon grain est séparé de l'ivraie. 
Mais le plus surprenant dans ce miniature astrologique, ce sont les alliés divins de Saturne que sont à la fois le Dragon de la terre, et le grand Phénix (Sīmorgh). Les animaux les plus puissants et le plus sacrés de la mythologie iranienne !  

Une belette accompagne également le dieu. 
     



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